Présidentielle 2022 : pour Édouard Philippe, un "effet Pompidou" ?

Marianne   09/04/2021 08:00

« L’incapacité de la gauche à se mettre d’accord sur un candidat unique lui interdit de disputer la finale de l'an prochain. Reste l'hypothèse Édouard Philippe, dont le resurgissement dans le paysage rend Macron moins incontournable, comme en 1969 quand De Gaulle s'était séparé de Pompidou à Matignon », écrit Jacques Julliard dans son édito.

Dans un an, au printemps 2022, aura lieu l’élection présidentielle. Nous savons que les pronostics émis un an à l’avance sont presque toujours démentis. Alors, n’en faisons pas.

Cette imprévisibilité est la preuve que le débat démocratique et la campagne électorale conservent toute leur utilité. Ce qui est en revanche possible, c’est d’examiner comment le positionnement des divers candidats potentiels les uns par rapport aux autres peut déterminer leur ordre d’arrivée à l’issue du premier tour et la composition de la finale.

En premier lieu, l’incapacité des formations de gauche à se mettre d’accord sur un candidat unique leur interdit de disputer cette finale. Jean-Luc Mélenchon a déjà prévenu qu’il ne voulait pas d’un candidat unique. Pour une raison simple, c’est qu’il ne pourrait pas être ce candidat. L’unité de candidature de la gauche se fait inévitablement au profit du plus modéré ou du plus central des candidats potentiels. Il n’est pas cet homme.

Cookie Settings